Projet coccinelle

Le Projet « Coccinelle »

Présentation

La coccinelle ProscienceLa coccinelle Proscience

Dans ses actions pour la protection de l’environnement, l’association Proscience souhaite revenir aux fondamentaux et tenter de modifier les comportements humains pendant que d’autres associations, courageusement, œuvrent à corriger les erreurs déjà commises.
Dans ce but, Proscience lance un projet visant à sensibiliser la population polynésienne, et plus particulièrement les enfants scolarisés, à la notion de biodiversité et d’équilibre écosystémique et, in fine, à l’intérêt de la lutte biologique naturelle contre les ravageurs.

Partis du double constat que les coccinelles ont disparu des jardins de la zone urbaine de Tahiti (probablement lentement décimées par les pulvérisations insecticides successives lors des épidémies de dengue, zika et chikungunya) et que les fleurs emblématiques de la Polynésie (Gardenia) sont couvertes de fumagine (prolifération de champignons due au miellat sécrété par les pucerons et cochenilles), nous proposons de réimplanter des coccinelles là où elles ont disparu.

Visitez les différents onglets du cadre ci-dessous pour en savoir plus sur les travaux réalisés dans le cadre de cet ambitieux projet.

Les grandes lignes du projet « Coccinelles » :

Recensement rapide des coccinelles autour de Tahiti

Un projet en étapes, avec les écoles
  1. Recensement :
    Lors de déplacements (transport pris en charge par Proscience à chaque fois que nécessaire), les élèves recherchent les coccinelles, les observent (quelques loupes fournies sur demande), en font un croquis, notent les caractéristiques de la plante support, de la nourriture attaquée etc., tentent une identification grâce au « guide terrain » (fiche technique plastifiée présentant les principales espèces de coccinelles rencontrées à Tahiti) et, avec leur enseignant, remplissent une feuille d’observation précise, fournie par Proscience.
    Cette plaquette est réalisée grâce à la bibliographie, très réduite, sur les coccinelles du Pacifique.
    Mise en place (par Proscience) d’une cartographie des zones à coccinelles (visible sur ce site web). Nos campagnes de communication et sensibilisation du public nous apportent déjà leurs premiers fruits. Par notre présence sur les réseaux sociaux, nous recevons de nombreux témoignages, de nombreux renseignements, de nombreuses photos des coccinelles rencontrées autour de l’île. Cet engouement du public pour ce type de projet nous permet d’ajouter régulièrement des points sur notre carte « test ».
    Par la suite, notre cartographie pourrait être le prétexte à introduire la notion de SIG chez les collégiens (par exemple par le biais des concours que nous organisons).Devant s’étaler sur une année scolaire pleine, nous avons décidé de commencer le programme dans sa dimension réelle à la rentrée 2016-2017.
    Néanmoins, afin de garantir le succès du démarrage du programme, nous avons lancé, dès la fin du mois de février, une phase « test » devant nous permettre de vérifier, de mars à fin mai 2016, l’efficacité des outils et soutiens que nous apportons aux écoles « pilotes » engagées dans le projet. Pour cela, notre association a consenti un engagement financier à hauteur de 4.000 € sur fonds propres.
    Fiche de recensement – Préambule et notice
    Fiche de recensement – écoles
    Fiche de recensement – particulier
  2. Capture et identification :
    Lors d’une sortie sur une zone réputée abriter des coccinelles, les élèves, cette fois, prélèvent des échantillons de coccinelles (procédure de capture élaborée par Proscience, cages de transports offertes par Proscience). Les experts de Proscience les aideront à parfaire l’identification des espèces recueillies. Nous envoyons les coccinelles inconnues en France (Thibault Ramage, Vincent Nicolas pour l’instant. Nous envisageons aussi des collaborations avec l’INRA, le CIRAD, l’IRD de Nouméa etc.) pour identification.
    Nous espérons ainsi compléter la maigre bibliographie concernant les espèces de coccinelles identifiées en Polynésie française en élaborant une base de données regroupant les espèces et genres des coccinelles recensées, des photographies, l’indication de la plante support et de la nourriture disponible sur la plante etc.
  3. Mise en élevage :
    Ceci est la partie la plus compliquée. Nous réfléchissons actuellement au meilleur type de cage d’élevage à adopter. Nous testons aussi l’utilisation de vivariums qui, bien que plus coûteux, offrent un attrait et une valeur éducative plus importants pour les élèves (interactions de différentes espèces animales, croissance végétale, maintien de l’équilibre du milieu etc.) tout en les responsabilisant autour d’un entretien qui doit être quotidien (apprendre à prendre soin de ce qui n’est pas soi).
    Cages et vivariums seront construits par le CJA (Centre des Jeunes Adolescents : établissements spécialisés destinés permettre à des élèves en difficulté scolaire de poursuivre des études au moins jusqu’au terme de la scolarité obligatoire) de Faa’a avec des matériaux financés par Proscience (les premières constructions viennent de commencer).
    L’élevage proprement dit est compliqué par la nécessité de nourrir régulièrement et en quantité suffisante les coccinelles sous peine de les voir s’entredévorer.
    Une coccinelle (ou une larve) pouvant manger jusqu’à 150 pucerons par jours, il faut envisager la nécessité de faire des élevages de pucerons, ce qui impose une mise en culture de plantes support fournissant régulièrement des pucerons (ou cochenilles) en quantités suffisantes.
    Nous sommes entrés en relation avec un laboratoire français qui pourrait nous faire parvenir de la nourriture congelée (problèmes techniques et financiers liés au respect de la chaîne de froid). Si les autorités sanitaires nous autorisent à importer cette nourriture (les premiers avis sont favorables), le problème de la nourriture des coccinelles en élevage serait résolu, ou au moins simplifié. Cette alternative reste pourtant une solution très onéreuse (120.000 XPF/kg…) et nous explorons d’autres pistes de nourritures possibles (artémias, larves de moustiques etc.)
  4. Lâcher de coccinelles dans les jardins de propriétaires informés et consentants :
    Cette étape (et la suivante) ne pourront être réalisées que si les élevages sont productifs.
    Pour cette raison, nous envisageons de mettre en œuvre un élevage « Proscience », pour permettre aux élèves dont l’élevage n’aurait pas fonctionné, de pouvoir avoir la satisfaction de faire quand même des lâchers de coccinelles.
    Mais le lâcher de coccinelles doit être préparé consciencieusement.
    Notre campagne de communication/sensibilisation informera les habitants des zones où seront réimplantées les coccinelles qui s’approprieront le projet. L’objectif premier est évidemment que les insecticides ne soient plus utilisés dans ces jardins.
  5. Suivi des jardins par les membres de Proscience :
    Nous souhaitons mettre en place un certain nombre de « marqueurs » qui nous permettront de suivre, dans le temps l’efficacité de cette action (par exemple : nombre de coccinelles trouvées sur le terrain en 1 heure, évaluation de l’évolution du nombre de pucerons/cochenilles dans les jardins, disparition de la fumagine, retour des fleurs etc.).
    Ces marqueurs pourraient être visualisés en classe sur un logiciel de cartographie (ArcGIS par exemple).

Participation

Merci aux membres du groupe Facebook « La coccinelle Proscience » de nous avoir autorisés à publier leurs photos !

Les auteurs de ces photos sont :

  • Corinne Ollier
  • Dominique Vidal
  • Elodie Cinquin
  • Keahei Fong
  • Lucia Billy
  • Marie-José Entz
  • Martine Jantet
  • Matthieu Boutillier
  • Moea Pereyre
  • Diana Teuri
  • Niuhiti Normand
  • Patricia Frébault
  • Régis Plichart
Documents à télécharger

Que vous soyez enseignants ou simplement passionnés par notre projet « Coccinelle », vous apprécierez ces documents simples et didactiques réalisés pour vous par les membres de Proscience.
N’hésitez à visiter cette page régulièrement pour profiter des mises à jour que nous publions régulièrement pour continuer d’étoffer notre documentation.
Bonne lecture !

La coccinelle Proscience

Guide « Coccinelle »

Ce document de 2 pages A4 est destiné à vous accompagner sur le terrain pour vous aider à identifier les coccinelles que vous avez le plus de chances de rencontrer.
Il a été réalisé par Élodie Cinquin, ingénieur d’étude en biologie au SDR de Papara et membre de Proscience.
(env. 600 ko)

La coccinelle Proscience

Bulletin Harmonia n°6

Il y a quelques années, Vincent Nicolas a réalisé un recensement des coccinelles présentes en Polynésie.
Ce bulletin « Harmonia » de juin 2011 présente son article « Les Coccinelles (Coleoptera Coccinellidae) de Polynésie française : état actuel des connaissances. »
(env. 2 Mo)

La coccinelle Proscience

Guide « Coccinelles » pour les enfants

Ce livret d’Elodie Cinquin est une reprise du guide « Coccinelle », structuré pour les enfants. Chaque stade de chaque espèce est représenté en photo. La rédaction est plus légère.
N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques et suggestions !
(env. 950 ko.)

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